« Elle avait besoin d’un regard »
Parce qu’à seize ans, le silence des adultes ne devrait jamais être une condamnation
Ce texte a été écrit par une ancienne élève du lycée d’Angèle.
Quelques semaines après sa disparition, elle a ressenti le besoin de mettre des mots sur ce qu’elle avait vu, compris et ressenti autour de l’isolement d’Angèle et du silence qui peut parfois entourer la souffrance des adolescents.
Nous le partageons ici comme une parole de mémoire, de réflexion et de prise de conscience.
Seize ans.
Ce n’est pas un âge pour mourir.
C’est un âge pour espérer.
Et pourtant, cette jeune fille de seize ans est morte.
Pas dans la rue.
Pas dans l’anonymat.
Mais au cœur même d’un lieu qui aurait dû rester un espace de protection et d’attention.
Elle allait mal.
Beaucoup le savaient.
Et parfois, lorsqu’un adolescent vacille, ce dont il a besoin n’est pas seulement d’un règlement ou d’un protocole.
Il a besoin d’un regard.
D’une présence.
D’une voix qui lui rappelle qu’il compte encore.
L’isolement ne soigne pas.
La solitude répétée peut devenir une violence silencieuse immense.
Cette jeune fille n’avait pas besoin d’être mise à l’écart.
Elle avait besoin d’être entourée.
Parce qu’à seize ans,
le silence des adultes ne devrait jamais devenir une condamnation.
Texte écrit par une ancienne élève du lycée d’Angèle
Publié avec son accord
